19/01/26 - Logement social - le mépris de Pierre Garzon
À deux mois des élections, Pierre Garzon se découvre soudainement une préoccupation pour l’état des logements sociaux à Villejuif.
Après six ans à la tête de la ville, après six ans de silence face à une situation pourtant connue de tous, le maire organise une visite avec le ministre du Logement Vincent Jeanbrun et les représentants de Batigère.
Une opération tardive, limite indécente.
Indécente, parce que de nombreux logements sociaux à Villejuif sont aujourd’hui dégradés et que cette situation n’est ni nouvelle ni soudaine.
Indécente surtout parce que Pierre Garzon siège au conseil d’administration de Valdevy, le principal bailleur social de la ville, alors même que 80 % de son parc est dans un état dégradé, voire très dégradé.
Ainsi, il savait. Et il n’a rien fait.
Pire encore, lorsque nous avons déposé un vœu en conseil municipal pour que les 15 millions d’euros initialement prévus pour le nouveau siège de Valdevy soient réorientés vers la rénovation du bâti existant à Villejuif, Pierre Garzon a refusé de le voter. Un choix politique clair, au détriment des habitants.
Depuis des mois, notre collectif travaille sérieusement sur ces sujets. Lors de notre soirée-débat sur le logement, le 11 décembre dernier, nous avions démontré l’ampleur des dégradations, l’abandon ressenti par les habitants et l’inaction municipale.
Nous avons également présenté nos propositions si nous sommes élus, notamment la mise en place d’une GUP (Gestion Urbaine de Proximité), avec des diagnostics de terrain menés avec les habitants et les bailleurs, afin d’établir un état des lieux précis et d’exiger enfin des rénovations et un entretien dignes.
Aujourd’hui, le maire se saisit de ces propositions pour tenter de faire bonne figure.
Comble du mépris : les habitants concernés n’étaient même pas invités à témoigner de leur quotidien devant le ministre.
Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est exactement ce que nous dénonçons depuis six ans : beaucoup de communication, beaucoup d’annonces, et toujours autant de vide derrière.

